Citoyens à Antony, un engagement auprès des antoniens depuis 14 ans

Jean-Yves Sénant élève de Trump ?   

2 février 2018

Dans Vivre à Antony du mois de février, notre Maire nous livre un éditorial musclé : Qui en veut à nos communes ? Loin de nous l’idée de lui reprocher de défendre notre ville, au contraire. Mais dans sa diatribe, Jean-Yves Sénant malmène la vérité et/ou l’histoire de façon brutale à au moins quatre reprises.

Tout d’abord, il met sur le compte de la création des intercommunalités dans les années 2000 la dégradation de la qualité de la collecte des ordures ménagères. Pourtant, on ne l’avait pas entendu critiquer les performances de cette collecte quand elle relevait de la Communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre : il faut dire que ça marchait plutôt correctement. Non, la situation s’est dégradée depuis janvier 2016 et la prise en charge de cette mission par Vallée Sud Grand Paris dirigée par son ami Jean-Didier Berger, maire de Clamart…

Deuxièmement, notre Maire prétend que l’urbanisme à Antony n’est plus décidé par notre Conseil municipal mais par Vallée Sud Grand Paris « qui siège à Fontenay-aux-Roses ». Deux contre-vérités en deux lignes ! En effet, la Charte de gouvernance de Vallée Sud Grand Paris prévoit que chaque maire reste maître chez lui pour les questions qui ne concernent que sa commune. Et le siège social de Vallée Sud Grand Paris n’est pas à Fontenay mais à … Antony (ce sont les services administratifs qui sont à Fontenay). De plus, le Conseil de territoire, vice-présidé par Jean-Yves Sénant,  siège, lui, successivement dans les différentes communes et tout dernièrement le 30 janvier 2018 à … Antony où le plan local d’urbanisme de Châtillon a d’ailleurs été approuvé comme une simple formalité. Inutile de jouer avec la peur de Fontenay comme d’autres jouent avec la peur de Bruxelles ou de Washington.

Jean-Yves Sénant déplore aussi que les projets de lois hostiles aux communes se succèdent aujourd’hui. Mais à qui la faute ? Qui est responsable des projets de lois sinon le Premier ministre, Edouard Philippe, encore récemment membre de Les Républicains et toujours juppéiste convaincu … à l’instar de Jean-Yves Sénant ! Et qui est responsable du vote de ces projets de loi sinon les députés En Marche, dont Frédérique Dumas avec qui notre Maire s’affiche désormais ?

Enfin, Jean-Yves Sénant dit craindre que les structures intercommunales proposées par la Cour des comptes puissent être dirigées en fait par des fonctionnaires et pas par des élus. Certes, avec l’âge vient le temps de la sagesse, mais cette conversion à la démocratie locale est bien tardive. Où et quand Jean-Yves Sénant a-t-il, par le passé, milité pour que les organes délibératifs des intercommunalités de l’époque (Communautés de communes et communautés d’agglomération) soient élus directement par les citoyens et par les Conseils municipaux ? N’est-ce pas le même Jean-Yves Sénant qui, profitant du transfert d’Antony-Habitat au Territoire, a supprimé le siège accordé à l’opposition au conseil d’administration?

A Citoyens à Antony, nous sommes persuadés qu’un territoire artificiel  de 400 000 habitants est trop grand et trop déshumanisé pour conduire des projets de proximité. Nous sommes depuis toujours attachés à l’élection des organes représentatifs des habitants (du Conseil de quartier au Parlement européen) et opposés à l’idée de laisser dans la main de technocrates le budget départemental de la solidarité. Mais il est évident aussi pour nous que la commune ne peut pas se replier sur elle-même et qu’elle doit s’insérer harmonieusement dans son tissu de proximité (transports, environnement…). C’est dire que notre position nuancée converge sur certains points avec les vues de Jean-Yves Sénant. Mais, désolés, Monsieur le Maire, à utiliser des « faits alternatifs » pour défendre une cause, fut-elle juste, on se déconsidère.

 
 
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Date de dernière mise à jour : samedi, 03 Février 2018